Un vendredi après-midi chauffé à blanc par CARL COX sur la plage du Worldwide, où le vétéran de la techno anglaise a fait bouillir son public autour d’une sélection disco-funk entre Grand Master Flash et Fania All Stars, et achevée par l’inattendu Push The Feeling On de Nightcrawlers.

Dégoulinant de sueur mais toujours avec le sourire nous le retrouvons assis à une table de camping en backstage :

Alors Carl, comment ça va ? C’était tout simplement incroyable ton mix de disco/funk !
(rires) Oui, ça va très bien merci. En fait j’avais convenu avec Gilles que je ne jouerai essentiellement que des morceaux de ces deux styles. Dans ces trois heures, il y avait toutes les références musicales de ma jeunesse. Il s’agit vraiment de ce qu’on écoutait chez moi, mes premiers achats dans des magasins de vinyles. Ce sont des choses que j’ai conservé et que j’aime encore jouer. C’est vraiment la base pour moi.

Comment se fait-il qu’on te retrouve ici sur la plage du Worldwide ?
Je connais Gilles depuis des années déjà et son festival ici, dans ce cadre magnifique. Et puis j’aime jouer un peu partout ; j’étais à la Awakenings au Pays-Bas la semaine dernière et à la fin du mois je vais fêter mes 50 ans au Space à Ibiza (NdA: Carl Cox est résident du Space depuis plusieurs années).

Justement, toi qui connais depuis longtemps Ibiza, comment les clubs ont-ils évolué là bas ?
Je vais à Ibiza depuis que j’ai 18 ans et je pense que j’ai dû y aller chaque année depuis. Il y a énormément de clubs sur l’île, mais certains arrivent à évoluer dans le bon sens, vers des choses novatrices.  Je pense notamment à la nouvelle résidence de Richie Hawtin au Space avec ses soirées “ENTER” dans lesquelles il va allier, musique, technologie, arts visuels et saké japonais. C’est vraiment encore l’endroit où l’on travaille le concept des parties.

Tu es dj depuis la fin des années 80, tu as été l’un des premiers à populariser l’utilisation de trois platines vinyles sur scène, que penses-tu des dernières évolutions technologiques en la matière ?
Je trouve ça génial, j’utilise maintenant des platines cd. Pour moi qui voyage beaucoup c’est bien plus pratique de ne pas avoir à transporter des énormes bacs de vinyles. Pour un set de trois heures, imagine la quantité de disques dont j’aurais eu besoin… Et puis pour la production ça rend les choses bien plus simple aussi.

Sur la programmation du Worldwide et d’autres festivals, il y a maintenant une toute nouvelle génération de jeunes dj-producteurs. Lesquels suis-tu de près ?
Oui, il y a effectivement une vraie nouvelle scène, avec de jeunes producteurs très intéressants, qui ont déjà trouvé leur propre son. Je pense notamment à Jamie Jones, Seth Troxler, Art Department…

Merci Carl ! (Interview by Sophie Brignoli & Ghislain Chantepie)

+ Un mix que vous pourrez retrouver en exclusivité sur nos antennes très
prochainement, whoops  whoops!

  1. benjahouse a reblogué ce billet depuis sonowf
  2. sonowf a publié ce billet